Présentation sumi-é

 Portrait

L'atelier de sumi-e.

Après un long chemin dans la voie du Tai Chi et du Qi gong, j'ai voulu profiter de cet acquis pour expérimenter le Sumi-e.  Le Sumi-e est une technique de peinture orientale ancienne mais adaptée à la modernité. Comme le Tai Chi, le Sumi-e s'appuie aussi sur l'harmonie et l'équilibre intérieur.   Guidé par les précieux conseils et l'enseignement de Mikiyo Ikeda, titulaire d'un master de l'Université d'Art de Kyoto et spécialisée entre autres, dans les styles anciens de la Peinture Traditionnelle Japonaise, je me suis donc engagé dans la pratique du Sumi-e.

 Le Sumi-e : qu'est ce que c'est ?

brume matinale sumi-e

Le Sumi-e (Sumi = bâton d'encre noire et E = dessin) est aussi appelé "Suiboku-ga". C'est un dessin monochrome japonais à l'encre noire plus ou moins diluée. Le Sumi-e est né en Chine il y a environ 1300 ans et a été repris par les artistes japonais au 14e siècle grâce aux moines bouddhistes Zen.  Le Sumi-e est la simplification la plus élevée de la couleur. Le fond blanc de la page fait corps avec le dessin.  Il y a contraste et harmonie entre les vides du blanc et les marques de l'encre. Le blanc est un espace de liberté, un silence à préserver, une ouverture sur l'infini. 

Le Sumi-e est une forme d'art, mais aussi une philosophie.  L'artiste ne privilégie pas l'intérêt de l'art mais transmet uniquement l'essence de ce qu'il représente.  La suggestion supplante le réalisme.  C'est pourquoi, le Sumi-e impose une sorte de réflexion méditative et une vraie maîtrise pour atteindre un état de concentration où seul le trait existe..

La nature joue un rôle important dans le Sumi-e.  Beaucoup de symboles y sont présents.  Les plus communs sont le prunier, l'orchidée, le bambou, et le chrysanthème.

La technique

pinceaux sumi-e

 Les pinceaux (fude)

Les pinceaux pour le Sumi-e sont en poils de chèvre, de loup, de cerfs, etc.

La qualité principale d'un pinceau est de pouvoir créer les différentes nuances de dégradés et, selon sa capacité d'absorption et de flexibilité, de pouvoir en même temps, changer la forme de la ligne. Les poils du pinceau ne doivent pas être trop flexibles.

 Les pierres à encre (suzuri)

Les pierres à encre pour le Sumi-e sont habituellement en schiste.  Le meulage du bâton d'encre sur la pierre dure un certain temps.  Il s'effectue en formant le signe "huit" allant du réservoir de l'encre (océan) à la surface de meulage (terre).

La dualité du yin-yang y est très présente.

bâton d'encre - encre de chine - sumi-e

 Les bâtons d'encre (sumi)

Les bâtons d'encre sont un amalgame de suie de certaines essences d'arbres agglutinée par différents composants. Certains sont très légèrement bleutés et d'autres virent vers le sépia.  Très populaire au Japon, l'encre bleutée est faite à partir de la suie du bois de pin.  L'encre brune est faite à partir de la suie d'huile de graine de colza.

Les bâtons d'encre contiennent souvent des graisses comme liant. De ce fait, ils peuvent se corrompre s'ils ne sont pas séchés et enveloppés après chaque utilisation.

Pour peindre il est indispensable d'avoir plusieurs récipients, un pour l'eau et d'autres pour diluer et mélanger les différentes nuances d'encre.

papier sumi-e

 Le papier

Le papier est choisi en fonction de la finesse de son grain et de sa capacité d'absorption.  Il y a plusieurs choix mais les meilleurs papiers sont faits à partir des fibres de gampi ou de kozo (fibres de mûriers).

technique sumi-e

 La technique de peinture

La technique du Sumi-e exige en même temps contrôle de soi et spontanéité.  Elle est basée sur l'harmonie intérieure qui guide la main et ainsi, le cheminement du pinceau. Il est impossible de revenir en arrière ou de corriger un trait posé sur le papier.   Il faut donc avoir un schéma complet dans la tête avant de jeter un trait.
Le pinceau est tenu le plus souvent vertical et perpendiculaire au papier. . Il est tenu légèrement entre deux ou trois doigts et le pouce.  Le pinceau est tenu au milieu du manche, loin de la tête, de sorte que le bras soit presque parallèle à la surface de travail.  En faisant des traits de pinceau, la main et le poignet ne se déplacent jamais ou à peine. C'est le bras qui effectue la plus grande partie du travail.

 Le marouflage

En absorbant l'encre et l'eau, le papier se déforme, ondule et est imprésentable après le séchage.  Pour présenter l'œuvre, il faut donc rendre au papier son aspect initial lisse et plat.

Pour ce faire, il faut le maroufler en collant le papier peint sur un autre papier.  Compte tenu de la finesse des papiers utilisés dans le Sumi-e, cette opération est extrêmement délicate 

Liens

Ecole de Tai Ji Quan et Qi Gong
Méthode Stévanovitch

Le chant Intérieur
rue des Griottes 43
1180 Bruxelles
Tél: +32 (0)2 374 60 64

Dernière modification : 04/04/2017

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